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Quand les lycéens vont au CDRT... 2ème

PS:  nous ne détenons pas les droits d'auteur de cette image

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A l'occasion de la deuxième sortie au théâtre dans le cadre du projet Lycéen et théâtre contemporain, on s'est de nouveau rendus au CDRT. 

On a eu la chance de suivre trois femmes différentes interprétées par une seule comédienne, la talentueuse Rachida Brakni. 

 La pièce a été écrite par un italien, Stefano Massini et mise en scène par André Meunier. 

 On a eu l'occasion de suivre la vie de trois femmes plus que différentes, réunies par un attentat à Tel Aviv, en Israël.

On a tout d'abord une jeune étudiante israélienne, Shirin, d'une vingtaine d'années, qui veut devenir martyre, une professeure d'histoire juive, Eden qui a la cinquantaine et enfin une militaire américaine, Mina, d'une quarantaine d'années. 

 Tout semble opposer ces femmes, mais finalement, elles se retrouvent à deux reprises : non seulement à travers le conflit israélo-palestinien mais aussi dans la mort. 

On suit ces trois femmes un an avant l’attentat qui leur coûtera la vie à Tel Aviv. Par le ton de la voix, des modifications de postures ou encore par les gestes, on arrive à distinguer les trois personnages. Le décor est assez simple, juste un arrière plan "neutre", qu’on peut autant associer à une chambre, à une rue ou encore à une cellule de prison, et puis il y a 3 portes qui pourraient représenter trois sociétés différentes, avec trois façons de penser propres à chacune mais aussi suggérer les 3 religions plus ou moins évoquées dans la pièce.  

La militaire rajoute un peu de légèreté, malgré la gravité de la situation,  avec son côté « mais qu’est-ce que j’en ai à foutre », une vision que peuvent avoir certains occidentaux par rapport au conflit israélo-palestinien. 

Certains moments ont vraiment été bouleversants et émouvants, notamment ceux où les personnages vivent les attentats. C'est ainsi que  Rachida Brakni a su donner vie à ces trois personnalités avec subtilité et véracité, sans influencer notre regard extérieur. 

Mais qu'est-ce qu'on en a pensé? La plupart d'entre nous ont été intéressés. Pour certains, le changement de personnage était difficile à voir, parce que plus on avançait dans la pièce, plus la limite entre ces femmes était floue. L'assistante du metteur en scène nous a expliqué, lors de sa venue, que c'était un peu voulu mais que c'était principalement à cause du fait que la salle où la pièce a été créée est beaucoup plus petite que celle de Tours donc les spectateurs situés dans le fond voient moins bien que ce qui était prévu mais ils n'y peuvent rien.

Tout le monde n'a pas aimé,  non, mais on en a tous appris. Une pièce qui nous a fait tous réfléchir, parce qu'elle aborde un sujet dont on entend souvent parler aux infos mais sur lequel on n'a jamais les points de vue de personnes directement concernées. Mais ce n'est pas pour ça que le conflit israélo-palestinien nous parait plus simple. De nombreux facteurs entrent en jeu, c'est pour cela qu'il n'y a ni gentil ni méchant, que tout n'est pas totalement blanc ou noir c'est beaucoup plus complexe que ça.... 

Pour certains donc un succès, pour d'autres une pièce intéressante mais un peu compliquée à suivre... 

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